GROTTE CHAUVET - PONT d'ARC



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>> 27 mai 2017


Caverne du Pont d’Arc : Graves manquements
à la Délégation de Service Public.


Nous ne sommes toujours pas associés à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet et pendant ce temps la « Caverne » exploite le site en fraude de nos droits et de la convention de Service Public.



Le 7 avril 2017, nous avons adressé un courrier aux représentants des associations locales à la Commission Consultative des Services Publics locaux notamment chargée de la surveillance des délégations de service public :


Mesdames et Messieurs

Par délibération n°5-2016 du 17 mai 2016 le Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet a décidé de nommer les représentants des associations locales à la Commission Consultative des Services Publics locaux.

Par cette même délibération son Président M. Pascal TERRASSE, doit saisir cette commission pour avis sur le rapport annuel du Délégataire.

Vous devriez donc être consultés prochainement pour donner votre avis sur le rapport de 2016.

Nous profitons de cette occasion pour vous informer que contrairement à ce qui était juridiquement et légalement prévu, nous ne sommes pas associés à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet.

Nos multiples courriers adressés aux autorités concernées pour dénoncer cette situation sont restés sans suite, y compris en dernier lieu ceux du 14 février 2017 envoyés à Monsieur Laurent WAUQUIEZ Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ainsi qu’à Monsieur Hervé SAULIGNAC Président du Conseil Départemental de l’Ardèche.

L’obligation de notre association est clairement établie dans l’accord transactionnel du 15 février 2000 que nous avons conclu avec l’Etat en ces termes « L'Etat dans l'exercice de ses responsabilités, notamment avec le département de l'Ardèche, veillera à ce que les inventeurs soient convenablement associés à la valorisation du site en particulier au futur espace de restitution.»

Nous précisons que l’association est à la fois morale et financière comme a pu le préciser Monsieur François BRAIZE, cosignataire de la transaction pour le compte de l’Etat, dans un courrier du 27 septembre 2001 dans lequel il considère qu’en application du protocole un pourcentage de 3% total sur les entrées visiteurs constitue une base « plancher » de nature à assurer une association convenable.

L’application effective de cette obligation a été confiée au Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet, mais au lieu de nous associer ce Syndicat nous a évincé, alors que sans nous et sans notre découverte le Syndicat Mixte n’existerait même pas.

Une éviction gravissime par rapport à nous, moralement et juridiquement s’étendant également par rapport à la convention de Délégation de Service Public pour l’exploitation de la restitution de la Grotte Chauvet qui a expressément acté notre association dans ses articles 20 et 43 :

Article 20 « Une partie de la redevance versée au Syndicat Mixte pourra contribuer à la prise en compte des droits des Inventeurs de la Grotte Chauvet - Pont d'Arc.Il est ici rappelé qu'aux termes du protocole d'accord conclu entre I'Etat et les lnventeurs le 15 février 2000 - joint en annexe 1 f - L'Etat s'est engagé dans l'exercice de ses responsabilités notamment avec le département de l'Ardèche - à veiller à ce que les Inventeurs soient convenablement associés à la valorisation du site et en particulier au futur Espace de Restitution. »

Article 43« Le Délégataire doit également respecter tout autre droit de propriété intellectuelle appartenant à des personnes distinctes du Syndicat Mixte lié à l'Espace de Restitution de la Grotte Chauvet - Pont d' Arc. Par ailleurs le Délégataire devra tenir compte des engagements pris en ce domaine par l'Etat au bénéfice des Inventeurs de la Grotte Chauvet - Pont d'Arc inscrits dans le protocole d'accord conclu le 15 février 2000 joint en annexe 1l à la présente Convention lorsque ceux-ci auront des répercussions sur les modalités d'exploitation du Site et d'exercice des missions confiées au Délégataire dans le cadre de la délégation de service public. Le Délégataire devra également tenir compte des engagements issus du protocole dc partenariat conclu entre le département de l'Ardèche et les inventeurs le l9 juillet 2000. joint en annexe 13 à la présente Convention dans les mêmes conditions ».


En 2015, première année d’exploitation, le délégataire a dégagé un bénéfice imposable de 895.299 euros et le Syndicat Mixte a perçu du délégataire une redevance estimée de 747.791 euros.

Pour autant, dans le rapport annuel élaboré par le délégataire dirigé par Monsieur Kleber ROSSILLON pour l’année 2015 qui a dû vous être soumis, aucune trace de notre association n’est mentionnée.

Cela signifie que depuis son ouverture la réplique de la Grotte Chauvet est exploitée illégalement, en toute impunité avec le concours du Syndicat Mixte, en fraude de la loi et de nos droits.

Nous tenions à vous en informer afin que vous puissiez donner votre avis en connaissance de cause lors de l’analyse du rapport des comptes 2016 et dénoncer cette situation anormale, puisque c’est grâce à notre déclaration de notre découverte, sans laquelle nous n’aurions pas été lésés, ni vous désignés, que vous êtes consultés.

Dans ces conditions d’exploitation de la reproduction de la Grotte Chauvet, notre éviction confère en plus aux profits réalisés par « la Caverne du Pont d’Arc » depuis son ouverture un caractère d’enrichissement sans cause.

C’est précisément pour éviter cela que notre accord de 2000 avec l’Etat impose notre association.

En vous remerciant pour toute l’attention que vous voudrez bien porter à notre démarche, nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire et vous prions d’agréer Mesdames et Messieurs nos sincères et meilleures salutations.


Eliette BRUNEL, Jean Marie CHAUVET, Christian HILLAIRE.

 

>> 5 mars 2017

Grotte Chauvet - Caverne
L’Escroquerie s’éternise en 2017.

Une négociation au point mort :

Le panneau « ESCROQUERIE A LA CAVERNE » que nous avions posé au bord de la route en 2015 entre Saint Remèze et la Caverne-du-Pont-d’arc est malheureusement toujours d’actualité en 2017.

L’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet, « la Caverne du Pont d’Arc », est exploité en fraude de la loi et de nos droits reconnus dans l’accord transactionnel que nous avons signé avec l’Etat le 15 février 2000 :

« L'Etat dans l'exercice de ses responsabilités, notamment avec le département de l'Ardèche, veillera à ce que les inventeurs soient convenablement associés à la valorisation du site en particulier au futur espace de restitution ».

 

Qui nous évince ?

Le Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet créé en 2007 par le Département de l’Ardèche et la Région Rhône-Alpes, pour élaborer la réplique de la Grotte Chauvet et nous y associer … est l’artisan de notre éviction.

Ce Syndicat s’est accaparé frauduleusement nos marques « Grotte Chauvet » en 2009, démarche pour laquelle il a été condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris en juillet 2013.

Le Syndicat, dans la foulée de sa condamnation, a entrepris de vouloir faire disparaître le nom originel « Grotte Chauvet » et nous a dénigrés publiquement sans ménagement.

Le Président du Syndicat, Pascal TERRASSE a annoncé aux médias avoir arrêté les discussions d’association en décembre 2014 en prétextant l’existence de spéléologues supplémentaires, inventeurs surprises qu’il était lui-même allé chercher un an plus tôt.

Le Vice-Président de ce même syndicat, François JACQUART, s’est affiché à plusieurs reprises au côté de ces spéléologues. Il est apparu devant les médias en décembre 2016 au Tribunal Administratif au côté de ces autoproclamés co-inventeurs qui ont finalement été déboutés de leurs demandes par le juge en janvier 2017.


Cette situation anormale va-t-elle enfin cesser ?

Les droits issus de notre découverte ont fait l’objet d’une reconnaissance par l’Etat dans un accord transactionnel signé le 15 février 2000.

Notre association à l’Espace correspond à une obligation expresse à la fois morale et financière précisée par M. François BRAIZE, signataire de la transaction au nom du Ministre.

L’obligation d’association a également été actée dans le cahier des charges de la Délégation de Service Public pour l’exploitation de la restitution de la Grotte Chauvet.

Nous sommes poussés au contentieux mais nous refusons fermement de devoir encore saisir la justice pendant des années au motif que le Syndicat refuse d’exécuter les accords pris par l’Etat à notre bénéfice.

Nous sommes contraints de réagir et faire savoir par tous moyens légaux à notre disposition y compris les réseaux sociaux, que l’engagement d’association pris envers nous par l’Etat n’est pas respecté à la Caverne.

Il n’est pas normal que nous soyons réduits à déjouer des intrigues et à quémander l’application d’une association programmée, acquise de droit.

Qu’il soit électron libre ou bras armé, le Syndicat Mixte dépend principalement du Département de l’Ardèche et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Dans un courrier du 14 février 2017, nous avons donc demandé aux Présidents de ces deux collectivités territoriales, M. Hervé SAULIGNAC et M. Laurent WAUQUIEZ, d’intervenir pour faire cesser ce trouble. Nous n’avons à ce jour reçu aucune réponse.

 

Quel est le rôle tenu par l’Etat aujourd’hui ?

Le préfet de l’Ardèche M. Alain TRIOLLE a bien voulu se positionner, il y a plusieurs mois, en tant que médiateur pour faire en sorte que notre association devienne effective mais il semble qu’il ait fort à faire entre le Syndicat Mixte et le délégataire de service public exploitant la caverne, M. Kleber ROSSILLON.

Peut-être y-a-t-il aussi d’autres pressions et intérêts exercés dans cette affaire ?

Toujours est-il que la négociation n’avance pas et que depuis près de trois mois, le Préfet ne répond plus à nos relances.

Dans le cadre de cette négociation, qui, rappelons-le, est sensée être toujours d’actualité, nous avons, en Juillet 2016, adressé des propositions écrites de modalités d’association convenable.

Depuis nous attendons toujours les propositions retour du Syndicat Mixte et de M. Kleber ROSSILLON.

 

Et demain ?

Nous ne sommes pas des intrus ! Nous avons découvert la Grotte Chauvet le 18 décembre 1994 et dès le lendemain matin nous l’avons déclarée aux autorités conformément à la loi.

La protection juridique de l’inventeur, qui découvre et déclare des vestiges archéologiques, est garantie par la loi. A ce titre nous jouissons d’une existence juridique opposable à tous.

Nous avons lutté pour faire valoir nos droits d’inventeurs et avons obtenu en février 2000 de l’Etat, la garantie expresse d’être associés à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet.

Malgré cela aujourd’hui nous sommes toujours abusivement évincés et demain nous le serons encore si nous ne réagissons pas.

La « Caverne », ce motif de fierté et de réussite, ce grand pôle culturel et touristique fonctionne de façon frauduleuse.

Un retour à la normalité passe par la mise en place effective de notre association, et le plus vite sera le mieux !!!

Nous comptons sur vous pour relayer cet article et nous soutenir.

MERCI


Eliette BRUNEL, Jean Marie CHAUVET, Christian HILLAIRE



>> 23 juin 2016

GROTTE CHAUVET : Notre patience a des limites.

Le 1er juin 2016, le Département de l’Ardèche a fait poser deux panneaux sur l’autoroute A7 représentant des peintures de la Grotte Chauvet, sous l’intitulé « GROTTE DU PONT-D’ARC PATRIMOINE MONDIAL ».

Pourquoi avoir éradiqué le nom « Grotte Chauvet » sur ces panneaux ?

Des décideurs locaux aimeraient bien s’accaparer les retombées de la découverte que nous avons réalisée en 1994, y compris économiques, et pour arriver à leur fin ils sont prêts à faire disparaitre le nom originel « Grotte Chauvet » au profit d’un autre nom. Ce nom de substitution n’est autre chose qu’une marque commerciale déposée à l’initiative de la société Kleber ROSSILLON, exploitant de la Caverne du Pont-d’Arc retenu après appel d’offre par le Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet dans le cadre d’une délégation de service public.

Nous en avons assez de ces atteintes répétées, graves et provocatrices.

Cet épisode autoroutier intervient alors que le Préfet de l’Ardèche a lancé une négociation, depuis plus de deux mois, pour faire en sorte que nous soyons convenablement associés à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet conformément aux accords transactionnels que nous avons signés avec l’Etat Français le 15 février 2000.

Mais, comme nous l’avons écrit hier au Préfet de l’Ardèche, nous attendons toujours !

Attendre quoi ? … Et pendant combien de temps encore ? La Caverne a ouvert ses portes au public en avril 2015, dans l’illégalité, sans que nous soyons associés.

Notre patience a des limites et aujourd’hui nous sommes plutôt tournés vers l’action.

Ci-après vous trouverez une copie du courrier que nous avons adressé à de nombreux responsables y compris à la Directrice de l’UNESCO pour dénoncer l’éradication du nom « Grotte Chauvet » sur les panneaux de l’autoroute A7.

 

 

>> 19 mars 2016

GROTTE CHAUVET – Un JUGEMENT PRÉHISTORIQUE qui nous COÛTE CHER !
Nous ne pouvons pas payer, mais la faute à qui ? ?

Premier volet - Un jugement préhistorique :

Alors que nous devrions faire profil bas par rapport à un arrêt de la cour d’appel de Paris qui nous est fortement défavorable (arrêt du 06 février 2015 concernant le film « La grotte des rêves perdus »), les motifs critiquables invoqués par le juge pour nous débouter nous incitent au contraire à en rapporter l’incongruité.
Le jugement n’est pas passé inaperçu !

Le 7 avril 2015, dans un article intitulé "Aux origines du droit", le club de MEDIAPART s’est étonné qu’il n’ait pas été rendu « un premier avril ».
https://blogs.mediapart.fr/…/b…/070415/aux-origines-du-droit

Pour le Professeur André LUCAS, éminent spécialiste, référence mondiale de la propriété intellectuelle, le tribunal s’est appuyé sur de simples conjectures pour étayer sa décision et dénonce « qu’il y a quelque artifice à prendre en compte un public éventuel réuni il y a des dizaines de milliers d’années pour refuser de récompenser ceux qui ont eu le mérite de faire découvrir les œuvres au public d’aujourd’hui. »
Cet extrait de l’arrêt de la cour d’appel a en effet de quoi surprendre « …quand bien même cette grotte aurait été définitivement obstruée il y a 21.500 ans par des dépôts d’écroulement et quand bien même elle n’aurait pas servi de lieu d’habitation mais, en sa partie reculée où se concentrent les oeuvres, de lieu d’accomplissement de rites, il n’en demeure pas moins que des traces humaines ou des silex ou encore des traces de mouchage de torches propres à l’activité humaine y ont été retrouvés et que des datations aux carbone 14 attestent de productions s’étendant sur plusieurs milliers d’années ; il y a donc déjà eu communication au public de sorte que les inventeurs ne peuvent être suivis lorsqu’ils se prévalent de la première divulgation de ces œuvres ».
(Article propriétés intellectuelles, avril 2015 / N° 55)

En décidant qu’il y avait déjà eu communication des œuvres pariétales au public il y a 30.000 ans, le tribunal vient d’écrire un nouvel article du code de la propriété intellectuelle sur mesure pour les artistes Aurignaciens qui comme chacun le sait réclamaient un statut juridique depuis des millénaires. Cette demande avait été faite par un sorcier visionnaire avant que la falaise ne s’écroule il y a 20.000 ans sur l’entrée d’origine par laquelle passaient les milliers de visiteurs venus de toute l’Europe (Homme de Neandertal) et d’Afrique (Homo Sapiens-Sapiens) pour admirer les œuvres pariétales de la grotte (qui ne s’appelait pas encore) Chauvet. Un public très nombreux donc, dont on n’a malheureusement retrouvé… qu’une trace de pas d’enfant et quelques silex…

Le tribunal a donc décidé d’exaucer une demande chamanique «hors du temps» reprise à leur compte par les parties adverses. Pour le coup nous culpabiliserions presque d’avoir tenté de gruger un tribunal en réclamant la primeur d’une révélation au public des œuvres déjà faite il y a des dizaines de milliers d’années. Mais il ne nous en a pas tenu rigueur en déclarant que notre action en justice n’était toutefois pas abusive, Ouf !

Comme Jean de la Fontaine dans ses fables, il nous est venu l’idée d’une moralité de circonstance :
Que vous soyez dans votre bon droit ou de mauvaise foi, redoutez une justice qui déclare des droits aux défunts de la préhistoire pour vous faire succomber !

Deuxième volet - qui nous coûte cher :

Car en même temps que cette sentence de principe archaïque, nous avons écopé d’un lourd tribut (contemporain lui) à payer aujourd’hui aux parties adverses, d’environ 70.000 euros !

En date du 14 mars 2016 nous avons reçu de l’une des parties en cause, un avis à payer dans un délai de 15 jours la somme de 19.815 euros sous peine d’exécution forcée. Autrement dit, la saisie par huissier de nos biens arrive à grands pas car nous ne sommes pas en mesure de payer une telle somme.
Dans cette même affaire, sous menace d’huissier également, nous avions péniblement réussi à honorer il y a quelques mois la somme de 13.747 euros grâce notamment à un appel aux dons auquel amis et anonymes sensibles à notre appel ont répondu. Mais là l’addition est trop forte !

Nous ne refusons pas de payer les sommes qui nous sont réclamées mais pour se faire nous demandons que de son côté l’Etat et les collectivités territoriales payent leur dette envers nous de manière à ce que tout puisse rentrer dans l’ordre.

Troisième volet – Nous ne pouvons pas payer, mais la faute à qui ?

La situation est très simple et sa solution l’est tout autant mais d’aucuns ont intérêt à la rendre compliquée.

La solution est simple parce que juridiquement la situation est établie. Le 15 février 2000 nous avons signé avec l’Etat Français un accord transactionnel dans lequel l’Etat s’engage à ce que nous soyons convenablement associés à la valorisation du site que nous avons découvert. « L'Etat dans l'exercice de ses responsabilités, notamment avec le département de l'Ardèche, veillera à ce que les inventeurs soient convenablement associés à la valorisation du site en particulier au futur espace de restitution ».
C’est cela la réalité juridique qui a force de loi.

Or le Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet (émanation du Département de l’Ardèche et de la Région Rhône-Alpes) a transgressé abusivement cette réalité qu’il avait pourtant en charge de mettre en œuvre et il nous a délibérément évincés de toute association à la reproduction de la Grotte Chauvet (pourtant inscrite dans le cahier des charges de la DSP). Préférant se mettre dans l’illégalité, il s’est acharné à essayer de contourner la loi à grand coups d’intrigues, de dénigrements auprès des médias, n’hésitant pas à commettre des actes frauduleux (le 5 juillet 2013 la justice nous a donné raison en prononçant une condamnation contre le Syndicat Mixte, pour fraude à nos droits et à nos marques).

Mais où se cache donc l’Etat Français dans cette affaire ? Lui qui selon la loi doit veiller à ce que nous soyons convenablement associés ! Appelé à la cause par une partie devant le tribunal qui nous a condamnés à payer 70.000 euros, il a pesé de tout son poids, à travers ses conclusions dans le processus de notre condamnation.
Nous allons nous adresser prochainement à Madame Audrey AUZOULAY, Ministre de la Culture, même si la plupart de nos courriers aux différents ministères restent sans réponse ou sans effets. Au moins, fraîchement nommée, la Ministre actuelle n’a pas à subir le poids des agissements passés !

Un autre problème : Le nom «Grotte Chauvet» que certains aimeraient voir disparaître au profit de «grotte du Pont d’Arc».
On est là plutôt dans le jardin du Délégataire de service public exploitant la Caverne du Pont d’Arc qui a déposé la marque «Grotte du Pont d’Arc» en 2013 malgré l’intégration de la transaction du 15 février 2000 dans le cahier des charges de la DSP. Cependant il n’est pas exclu que, dans ce contexte, cette usurpation de nom trouve un écho favorable auprès des instances gouvernementales appelées à se prononcer.

Après tout, à tant qu’à faire un pas dans l’illégalité autant en profiter pour en faire d’autres : Après s’être essuyé les pieds sur la transaction du 15 février 2000 le Syndicat Mixte a décidé de s’asseoir sur le nom «Grotte Chauvet» en le supprimant de la réplique de notre découverte faite le 18 décembre 1994, et pourquoi pas continuer en piétinant directement le nom d’origine «Grotte Chauvet» jusqu’à le faire disparaître !

Lorsque le 10 avril 2015, le Président de la République est venu inaugurer la réplique de la Grotte Chauvet en nous mettant à l’honneur, nous pensions alors que les choses allaient rentrer dans l’ordre mais 15 jours plus tard la réplique s’est mise hors la loi en ouvrant ses portes au public sans que nous y soyons associés contrairement aux engagements pris par l’Etat dans la transaction du 15 février 2000.

Dans ce contexte favorable aux nausées qui ne manquent pas de nous envahir, nous espérons une bouffée d’air salvatrice avec la mise en place de la nouvelle région composée de l’Auvergne et de l’ancienne Région Rhône-Alpes. Mais il faut intervenir très rapidement car l’asphyxie nous guette avec la venue des huissiers.
La solution juridique s’avère très simple : Dans le cadre de la transaction du 15 février 2000 il est écrit que nous devons être associés à la valorisation de la Grotte Chauvet. Et bien il suffit d’appliquer ce qui est écrit !

L’association convenable prévue dans ces accords de 2000 est à la fois morale et financière.
Suite aux instructions du Ministre, Monsieur François BRAIZE cosignataire de la transaction pour le compte de l’Etat, a précisé dans un courrier du 27 septembre 2001 dans le dispositif d’association convenable des inventeurs défini par l’Etat, qu’en application du protocole un pourcentage de 3% total sur les entrées visiteurs constitue une base « plancher » de nature à assurer une association convenable.
En ne le faisant pas, les décideurs en charge de la Restitution de la Grotte Chauvet se sont mis hors la loi !

Nous ne refusons pas de nous conformer au jugement du tribunal (même s’il est critiquable et critiqué), mais en même temps nous demandons l’application immédiate légitime de notre association convenable à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet comme juridiquement prévu, pour pouvoir payer ce que nous devons.

Eliette BRUNEL, Jean-Marie CHAUVET, Christian HILLAIRE

P.S: Un grand merci à tous ceux et celles qui par la diffusion et le partage de notre page arriveront à ce que « la voix de ceux qui crient dans le désert soit enfin entendue ».

 

>> 13 mars 2016

« GROTTE CHAUVET » : LE NOM QUI DÉRANGE ?

Régulièrement dans des communications, le nom propre « Grotte Chauvet » est remplacé par la mention générique
« La grotte ornée du Pont d’Arc ». Or la « grotte ornée du Pont d’Arc » n’existe pas en tant que telle et cette substitution s’avère abusive.

Dans le secteur du Pont d’Arc pas moins de 7 grottes ornées,
Chauvet comprise, sont classées Monuments Historiques :

- la grotte Chauvet
- La grotte de la Vacheresse
- La grotte de Mezelet
- La grotte du Louoï
- La Grotte d’ Ebbou
- La Grotte du Colombier
- La Grotte du Déroc

À proximité de la Grotte Chauvet, et du Pont d’Arc,
il existe 8 autres grottes ornées non classées :

- La Grotte du Planchard
- La Bergerie de Charmasson
- La Grotte de Faoussière
- La Grotte du Bouchon
- La Grotte du Chasserou
- La Grotte aux signes
- La Grotte aux Points du Tiourre
- La Grotte des Deux Avens

Il n’est pas légitime qu’une seule grotte (qui plus est n’existe pas en tant que telle) puisse être substituée aux nombreuses grottes situées dans le même secteur !
C’est comme si la Dordogne décidait de taire volontairement ses richesses patrimoniales en communiquant sous l'appellation commune la grotte ornée de la Vézère qui laisserait croire de manière réductrice et trompeuse qu'il n'y en aurait qu'une...

Agir ainsi écorne la haute valeur scientifique et archéologique de la vallée de l’Ardèche qui s’est aussi forgée à travers les spécificités de chacune de ses grottes, notamment ornées. Une façon aussi de trahir la mémoire et le travail de ceux qui (dès les années 1800 avec les De Malbosc, De Marichard, Chiron et tous les autres..) ont œuvré au fil du temps pour faire de l’Ardèche un sanctuaire mondial de l’Art pariétal préhistorique.

La « Grotte Chauvet » a un nom propre reconnu et officiel qui désigne la grotte que nous avons découverte en 1994. Parler de la « Grotte Chauvet » en taisant son nom ou en lui substituant un autre nom équivaut à faire disparaitre abusivement son nom originel.
Le caractère répétitif de cette communication trompeuse montre qu’il ne s’agit pas d’une simple initiative isolée entreprise par mégarde mais traduit plutôt une volonté d’accaparation obéissant à des intérêts divers, y compris mercantiles.
Par exemple, en 2013 le délégataire (privé) de service public, exploitant de la reproduction de la « Grotte Chauvet » a déposé la marque « Grotte du Pont d’Arc » ... et, de manière récurrente la page facebook de « la caverne du Pont d’Arc » fait état de « la grotte ornée du pont d’Arc » et même de la « grotte du pont d’Arc » en lieu et place de « grotte Chauvet ».

« GROTTE CHAUVET » : un nom qui dérange certains !

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>> 17 octobre 2015

ARNAQUE A LA CAVERNE : QUI EST LE PATRON ? QUI TIRE LES FICELLES ?


Le syndicat mixte, créé en 2007 par le Département de l'Ardèche et la Région Rhône-Alpes, et son délégataire, sont-ils des électrons libres ou reçoivent-ils le soutien des 2 entités qui en sont à l'origine ?

N'étant toujours pas associés, nous venons d'adresser un courrier à Mme Fleur PELLERIN, à M. Jean-Jack QUEYRANNE, ainsi qu'à M. Hervé SAULIGNAC, leur demandant de se positionner par retour de courrier face à cette situation frauduleuse.

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>> 12 septembre 2015

RÉPLIQUE DE LA GROTTE CHAUVET : LA CAVERNE, UNE ENCLAVE RÉGIONALE DE NON DROIT ?

Le Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet a été chargé en 2007 par la Région Rhône Alpes et le Département de l’Ardèche de reproduire la Grotte Chauvet auprès du grand public, mais sûrement pas de créer une zone de non droit.

C'est pourtant ce qui est en train de se passer à la Caverne du Pont d'Arc, devenue une sorte de « caverne-land », où règnent en maîtres absolus le Syndicat Mixte et le délégataire exploitant Kléber Rossillon.

Une déviance qui les a conduits à ouvrir la reproduction commerciale de la Grotte Chauvet au public sans nous associer malgré l’obligation clairement identifiée qui a présidé à l’élaboration de cette reproduction.

Bien sûr nous avons alerté les responsables locaux ainsi que le gouvernement sur cette situation éminemment anormale et préjudiciable mais le mutisme observé jusqu’ici par les autorités nous a conduits à écrire au Ministre de l’économie et des finances M. Michel Sapin pour l’informer de la créance que l’Etat avait envers nous.

Une créance non exécutée aux conséquences très graves pour nous, notamment due au comportement irresponsable et despotique du Syndicat et du délégataire à notre égard qui semblent être devenus des éléments totalement incontrôlables de la région Rhône Alpes.

Ci-après le courrier que nous avons envoyé cette semaine au Ministre de l’économie et des finances.

Eliette, Jean-Marie et Christian



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>> 12 août 2015

QUAND DES DETAILS TECHNIQUES ETOUFFENT LA LIBERTE D'EXPRESSION

GROTTE CHAUVET
PANNEAU « ESCROQUERIE A LA CAVERNE »

Ca y est, nous avons régularisé la situation technique du panneau « escroquerie à la caverne – Les inventeurs de la grotte Chauvet spoliés » que nous avions posé à Saint Remèze au mois de juin 2015.
Dans un courrier du 29 juillet 2015, les services de la Préfecture nous ont mis en demeure d’enlever notre panneau au prétexte qu’il n’était pas conforme aux exigences de l’article R581-31 du code de l’environnement dans son alinéa 1 ci-dessous rappelé :
« Les dispositifs publicitaires non lumineux, Scellés au sol ou installés directement sur le sol sont interdits dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants ne faisant pas partie d'une unité urbaine de plus de 100 000 habitants ».


Retrait de l’ancienne banderole

Nous avons pris la mesure de cette demande et y avons remédié de manière à ce que le panneau non seulement ne soit plus scellé au sol mais également qu’il ne soit plus installé directement sur le sol. Nous l’avons donc posé sur une remorque.
OUF ! La liberté d’expression est sauve.

Bien sûr, étant donné les sanctions que nous encourons – extrait du courrier du 29 juillet 2015 qui nous a été adressé « Aussi, je vous saurai gré de bien vouloir le retirer faute de quoi vous vous exposez à des sanctions administratives (astreinte de 203,20 € par jour et par dispositif) et pénales (amende de 7 500 € ») -, nous avons immédiatement informé les services concernés à la Préfecture de cette régularisation, courrier reproduit en intégralité ci-dessous :

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Eliette Brunel, Jean-Marie Chauvet, Christian Hillaire
Inventeurs de la grotte Chauvet
Le Belvezet 07700 – Saint Remèze

à Monsieur François GORIEU
Directeur Adjoint départemental des territoires
2 Place des Mobiles 07006 – PRIVAS

Saint Remèze le 12 aout 2015

- Objet : Panneau liberté d’expression
Lettre recommandée avec A/R

Monsieur le Directeur Adjoint

Vous nous avez demandé de retirer le panneau que nous avons posé à Saint Remèze au motif qu’il était contraire aux exigences de l’article R581-31 du code de l’environnement dans son alinéa 1 ci-dessous rappelé :

« Les dispositifs publicitaires non lumineux, scellés au sol ou installés directement sur le sol sont interdits dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants ne faisant pas partie d'une unité urbaine de plus de 100 000 habitants ».

Nous avons pris la mesure de votre demande et y avons remédié de manière à ce que le panneau non seulement ne soit plus scellé au sol mais aussi qu’il ne soit plus installé directement sur le sol. Nous l’avons posé sur une remorque comme le montre l’image ci-dessous :

Nous espérons ainsi avoir pleinement répondu aux exigences techniques relatives à la pose de notre panneau qui pour nous est un moyen de libre expression destiné à faire prendre la mesure de l’escroquerie qui est en train de se renouveler tous les jours et devant les milliers de visiteurs qui fréquentent « La Caverne du Pont d’Arc ».

L’espace de restitution de la Grotte Chauvet dont nous sommes les inventeurs a ouvert ses portes au public mais nous y avons pas été associés, contrairement aux engagements pris par l’Etat dans nos accords du 15 février 2000 : « l’Etat dans l’exercice de ses responsabilités, notamment avec le département de l’Ardèche, veillera à ce que les inventeurs soient convenablement associés à la valorisation du site et particulièrement au futur espace de restitution ».

En décembre 2014 Monsieur Pascal TERRASSE, Président du Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet a abusivement arrêté les discussions relatives à notre association légitime. Depuis des mois nous dénonçons cette transgression des accords de 2000 mais nos nombreuses interventions auprès des autorités locales et gouvernementales restent sans suite. Notre réaction se veut être à la hauteur du comportement abusif et méprisant à notre égard des responsables locaux chargés de la reproduction de la Grotte Chauvet. Qu’ils entreprennent de nous associer comme ils en ont l’obligation et ce type de panneau n’aura plus de raison d’être.

En tout état de cause nous mettons l’Etat Français en face de ses responsabilités.

Nous vous prions d’agréer Monsieur nos respectueuses salutations.

Eliette BRUNEL Jean Marie CHAUVET Christian HILLAIRE

Copies :
Monsieur François HOLLANDE président de la République
Monsieur Manuel VALLS Premier Ministre
Madame Fleur PELLERIN Ministre de la Culture
Monsieur Alain TRIOLLE Préfet de l’Ardèche

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites qui seront données à notre démarche, qu’elles soient positives ou négatives ! Après avoir crié dans le désert il nous semble plus efficace de parler plus près des esgourdes de ceux qui ne veulent rien entendre.

~ Car pendant ce temps à la caverne, l’escroquerie se poursuit ! ~

Jean-Marie, Christian et Eliette

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>> 7 août 2015

Tempête sur Saint-Remèze

Visiblement des vents violents ont balayé la commune.

J+1 : Le panneau relayant le montant de l’amende à laquelle nous nous exposons pour « affichage publicitaire » a disparu pendant la nuit. (Courrier recommandé de la DDT, 19 Juillet 2015, Article R581-31 du code de l’environnement qui interdit les dispositifs publicitaires scellés au sol ou installés directement sur le sol dans les agglomérations de moins de 10000 habitants : 7500€ d’amende pénale + 203,20€ d’amende administrative par jour supplémentaire.)

~ Face aux puissants, il n’est pas simple de faire entendre sa voix. Et pendant ce temps, la CAVERNE EST TOUJOURS HORS LA LOI. ~

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>> 18 juillet 2015

Vox clamantis in deserto

Pour que « la voix de celui qui crie dans le désert » soit entendue,
doit-il crier plus fort ?

Réplique de la Grotte Chauvet ~ LA CAVERNE « HORS LA LOI »

Le 6 avril 1998 notre député M. Pascal TERRASSE écrivait au Ministre de l’Economie. M. Dominique STRAUSS-KHAN, pour lui faire part des grosses difficultés que nous rencontrions depuis notre découverte de la Grotte Chauvet et l’urgence qu’il y avait de régler la situation « qui nuirait aux projets de mise en valeur auxquels je suis profondément attaché » (sic).

17 ans plus tard M. Pascal TERRASSE qui a finalement réussi à obtenir « sa » restitution, n’a absolument plus rien à faire des inventeurs de la Grotte Chauvet.


En 2007, alors Président du Conseil Général de l’Ardèche, Pascal TERRASSE est devenu le Président du Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet, émanation du département de l’Ardèche et de la région Rhône-Alpes, chargé de mener à bien le dossier d’inscription de la Grotte Chauvet à l’UNESCO et de réaliser sa réplique pour le grand public.

Mais confondant visiblement compétence et toute puissance, ce Syndicat a outrepassé ses missions, notamment en accomplissant des actes frauduleux envers nous, sanctionnés en 2013 par le TGI de Paris, ou en transgressant les accords transactionnels passés entre l’Etat et nous dans le protocole du 15 février 2000 qui notamment exige notre association convenable à l’Espace de restitution.

Le courrier du 6 avril 1998 de Pascal TERRASSE à Dominique STRAUSS-KHAN, rappelle que, très rapidement après la découverte, nous avons réellement dû faire face à des actes malveillants et frauduleux.

Il permet aussi de mieux comprendre l’importance de l’accord signé deux ans plus tard, le 15 février 2000, entre l’Etat et les inventeurs, notamment l’impact juridique sur la valorisation du site et particulièrement sur l’élaboration de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet auquel les inventeurs doivent être convenablement associés.

Un impact juridique auquel le Syndicat Mixte chargé de la restitution et le Délégataire Kleber ROSSILLON tentent maintenant de se soustraire abusivement, se mettant en position de hors la loi.


Il a fallu attendre le 18 juin 1999 que le tribunal correctionnel de Lyon reconnaisse le document antidaté élaboré par les services du ministère de la culture comme étant un faux en écriture, pour que le 30 juillet 1999 Madame Catherine TRAUTMANN Ministre de la Culture nomme un médiateur pour mettre un terme aux litiges en cours, conformément à la circulaire Balladur du 6 février 1995 privilégiant les transactions :

Circulaire Balladur - « Je souhaite donc que vos services s'efforcent de recourir à la transaction pour résoudre les conflits dans tous les cas où, compte tenu des circonstances de fait et de droit, il apparaît clairement que l'Etat a causé un préjudice et doit l'indemniser. »

Cette médiation a abouti le 15 février 2000 à la signature d’un protocole d’accord transactionnel entre l’Etat et nous, mettant un terme aux atteintes qui nous avaient été portées. Dans cet accord l’Etat nous reconnait l’origine fortuite et privée de la découverte et en conséquence prend vis-à-vis de nous des engagements d’ordre moral et financier comme celui de nous indemniser pour les préjudices qu’il nous a fait subir et les frais qu’il nous a occasionnés.

Mais cet accord entraine également des répercussions pour l’avenir, notamment l’Etat s’y est expressément engagé à ce que nous soyons convenablement associés à la valorisation du site : « L'Etat dans l'exercice de ses responsabilités, notamment avec le département de l'Ardèche, veillera à ce que les inventeurs soient convenablement associés à la valorisation du site en particulier au futur espace de restitution ».

C’est cette clause, obligation essentielle présidant à l’équilibre même de la transaction, que le Syndicat Mixte et le Délégataire transgressent aujourd’hui.

Le dispositif d’« association convenable » a même été défini et détaillé par courrier recommandé en date du 27 septembre 2001 de M. François Braize, signataire pour l’Etat de la transaction ; entre autre, une association proportionnelle sur la base d’un pourcentage de 3% sur les entrée visiteurs garanti en tout état de cause en phase initiale du projet.

En contrepartie nous avons pris l’engagement de nous retirer des actions judiciaires en cours.

Déjà en février 2009, au lieu de respecter les engagements signés, ce Syndicat avait entrepris de nous subtiliser les marques « Grotte Chauvet » et « Grotte Chauvet-Pont d’Arc » que nous avions déposées à l’INPI, refusant obstinément de nous les rendre.

Le Syndicat nous a contraints de réagir auprès des tribunaux et le 5 juillet 2013, le Tribunal de Grande Instance de Paris a sanctionné le Syndicat pour fraude à nos droits et à nos marques.

En réaction, après sa condamnation, le Syndicat Mixte a entamé un processus visant à nous discréditer, à nous éliminer, nous traitant publiquement de « racketteurs du contribuable Ardéchois ».

Le syndicat a également entamé l’éradication du nom « Grotte Chauvet » :

  • Le Syndicat est allé jusqu’à mettre en garde les agences touristiques et les particuliers d’utiliser le nom Grotte Chauvet sous peine de risque de poursuites de notre part alors qu’au contraire nous avons toujours prôné l’utilisation du nom Grotte Chauvet (seule l’utilisation frauduleuse pose problème).
  • Il a réussi à faire supprimer le nom Grotte Chauvet du nom de la restitution commerciale en imposant « La Caverne du Pont d’Arc », créant ainsi une grande confusion dans l’esprit du public.

De la même manière dans le cadre de l’inscription de la Grotte Chauvet au patrimoine mondial, nous avons dû alerter l’UNESCO pour empêcher que le Syndicat ne substitue le nom de « Grotte ornée du Pont d’Arc » à celui de « Grotte Chauvet ».

Le Syndicat et son Délégataire Kleber ROSSILLON, sélectionné après appel d’offre pour exploiter la réplique de la Grotte Chauvet, ont quasiment fait enlever toute référence à « la Grotte Chauvet » dans l’enceinte de la Caverne.

Le public ne sait pas en suivant les panneaux indicateurs de « la Caverne » qu’il va visiter la copie de la Grotte Chauvet et que c’est la Grotte Chauvet qui est classée à l’UNESCO.

Dans la galerie de l’Aurignacien le Délégataire et le Syndicat ont remplacé « la Grotte Chauvet » par « la Grotte ornée du Pont d’arc » qui n’existe pas (seuls les scientifiques font référence à la Grotte Chauvet).

Ceux qui ont en charge la reproduction de la Grotte Chauvet auprès du grand public veulent faire disparaitre le nom du bien « Grotte Chauvet » pour leur seul profit sur sa copie mais entendent également garder un pouvoir souverain sur la Grotte Chauvet originelle.

A l’instar de Kleber ROSSILLON qui lors des négociations que nous avons pu avoir avec lui (avant que le syndicat mixte ne les arrête) exigeait en date du 20 octobre 2014 que nous lui cédions 25 des 30 entrées dont nous disposons pour faire visiter la vraie Grotte Chauvet à nos familles et amis.

Une exigence non négociable selon lui pour l’aboutissement d’un accord d’association.

« Les inventeurs s’engagent à mettre à disposition de la société d’exploitation vingt-cinq des trente visites par an dont ils disposent dans la grotte originale ; »

Il n’est pas question pour nous de baisser les bras. Nous venons à nouveau (courrier du 16 juillet 2015) d’alerter Monsieur le Préfet de l’Ardèche en ces termes :
Nous vous avons sollicité à plusieurs reprises afin d’être convenablement associés à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet conformément aux accords transactionnels signés le 15 février 2000 au nom de Madame Catherine TRAUTMANN représentant l’ETAT « L'Etat dans l'exercice de ses responsabilités, notamment avec le département de l'Ardèche, veillera à ce que les inventeurs soient convenablement associés à la valorisation du site en particulier au futur espace de restitution ».

Le 1er juillet 2015, le Premier Ministre Monsieur Manuel VALS nous a informés vous avoir prescrit un examen attentif de nos correspondances sur ce sujet,

De son côté l’UNESCO nous a avisé le 19 juin 2015 vous avoir demandé d’intervenir à propos du libellé du panneau de signalisation autoroutier trompeur pour les automobilistes annonçant la réplique de la Grotte Chauvet.

Le Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet, émanation du Département de l’Ardèche et de la Région Rhône Alpes que nous avons interpellé à de nombreuses reprises ne répond pas à nos sollicitations concernant la reprise du dialogue interrompu par son président Pascal TERRASSE, en décembre 2014.

Nous en sommes réduits à poser des panneaux dénonçant cette situation tout à fait anormale pour essayer de nous faire entendre, comme celui implanté sur un terrain privé à Saint Remèze intitulé « ESCROQUERIE A LA CAVERNE – Les inventeurs de la grotte Chauvet spoliés.

Le Syndicat Mixte n’a aucune qualité, ni n’est investi d’un quelconque droit pour transgresser la transaction du 15 février 2000 et refuser de nous associer à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet.

En bloquant les négociations au mois de décembre 2014, en refusant de les reprendre, en ouvrant la réplique de la Grotte Chauvet au public sans que nous y soyons associés, le Syndicat Mixte s’est mis en position de hors la loi.

En l’occurrence, la loi conduit au respect des accords transactionnels du 15 février 2000 issus de la découverte de la Grotte Chauvet comme il y est précisé « cette découverte leur ouvre les droits prévus par les lois et règlements ». Et ce protocole transactionnel exige que nous soyons convenablement associés à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet. Le dispositif d’association convenable a même été défini et détaillé par l’Etat par courrier recommandé en date du 27 septembre 2001 de M. François Braize notamment une association proportionnelle sur la base d’un pourcentage sur les entrées visiteurs garanti en tout état de cause en phase initiale du projet.

Un positionnement hors la loi du Syndicat Mixte que l’Etat Français ne saurait cautionner…

Nous pouvons tout de même constater des évolutions positives comme le courrier de l’UNESCO (branche UNESCO Unité Europe et Amérique du Nord) qui nous a informés en date du 19 juin 2015, qu’une demande avait été transmise au Préfet de l’Ardèche afin qu’il prenne les mesures nécessaires pour que l’intitulé du bien soit respecté.

Il reste que dans les agglomérations Ardéchoises nombre de ces panneaux trompeurs qui avaient soit disant par erreur été intitulés « la Grotte ornée du Pont d’Arc » en juin 2014, au moment du classement UNESCO, et qui devaient rapidement disparaître, fleurissent toujours encore bien visibles dans le département.

A noter aussi le retrait de l’écriteau « Patrimoine Mondial » qui allait de pair avec le panneau signalant « la Caverne » laissant croire que la Caverne était inscrite au patrimoine mondial.

M. Pascal Terrasse qui déplorait en 1998 une nouvelle situation de blocage de la part des autorités se retrouve aujourd’hui lui-même dans le rôle du bloqueur, hors la loi qui plus est.

Le 26 juin 2015, nous avons posé à Saint Remèze un panneau intitulé « ESCROQUERIE A LA CAVERNE - les inventeurs de la grotte Chauvet spoliés » pour informer le public. ...

Vox clamantis in deserto.

Pour que « la voix de celui qui crie dans le désert » soit entendue, doit-il crier plus fort ?

Actuellement le Syndicat Mixte et le Délégataire exploitent la réplique de la grotte Chauvet illégalement.

Faute d'être rapidement et convenablement associés comme juridiquement prévu à l'Espace de Restitution de la grotte CHAUVET, nous serons à nouveau amenés à dénoncer cette situation par des actions de plus en plus ciblées avant la fin de l'été.


Les Inventeurs de la grotte Chauvet

Eliette BRUNEL, Jean-Marie CHAUVET, Christian HILLAIRE

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>> 26 juin 2015

Escroquerie à la caverne !

Les raisons de la pose de ce panneau à Saint-Remèze.

Le 15 février 2000 l'Etat Français s’est contractuellement engagé avec nous pour l’avenir :

« L'Etat dans l'exercice de ses responsabilités, notamment avec le département de l'Ardèche, veillera à ce que les inventeurs soient convenablement associés à la valorisation du site en particulier au futur espace de restitution ».
Le dispositif d'association convenable défini par l'Etat a été entièrement détaillé.

La décision qui a été prise d’ouvrir l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet au public sans que nous soyons associés mais au contraire évincés des retombées de la découverte est une escroquerie.

Le syndicat mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet issu du département de l’Ardèche et de la région Rhône Alpes a été chargé de reproduire la Grotte Chauvet au public et de nous associer convenablement à cette restitution conformément à nos accords de 2000 avec l’Etat.
Un engagement qui a été acté dans le cahier des charges de la Délégation de Service Public.
Mais si finalement la Grotte Chauvet a été reproduite et sa réplique ouverte au public le 25 avril 2015, nous n’avons pas été associés, contrairement à ce qui est contractuellement prévu.

Avant d’entreprendre la pose de ce panneau, nous avons informé et alerté à plusieurs reprises les autorités locales ainsi que le gouvernement par courriers recommandés sur le caractère illégal de notre éviction de l’Espace de Restitution et sur la nécessité de reprendre les discussions interrompues abusivement et brutalement par Pascal TERRASSE, Président du syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet, au mois de décembre 2014.
Mais rien n’a bougé !

Le but de cette action est donc d’essayer de nous faire entendre autrement et faire savoir au public que depuis son ouverture « la Caverne » retire de la découverte de la grotte Chauvet des avantages indus. Tant que les engagements pris par l’Etat dans nos accords de 2000 ne sont pas respectés, le syndicat mixte et le délégataire Kleber ROSSILLON continueront à s’enrichir abusivement à nos dépens.

Ce n’est pas nous qui avons arrêté les négociations au mois de décembre. Nous sommes au contraire demandeurs à ce que des interlocuteurs se manifestent pour formaliser notre association sans exigence de contreparties abusives.

Une autre forme d’abus est à dénoncer à la « Caverne» : outre notre éviction aux retombées de la découverte, le nom « Grotte Chauvet » a quasiment été éradiqué par le délégataire Kleber ROSSILLON et le Syndicat Mixte dans l’enceinte de l’espace de restitution de la Grotte Chauvet. Quant à la signalétique de « la Caverne » le long des routes, tout laisse croire que c’est « la Caverne » qui a été classée à l’UNESCO. Quelle tromperie !

Eliette BRUNEL, Jean-Marie CHAUVET, Christian HILLAIRE

 


>> 22 mars 2015

De la Grotte Chauvet à la CAVERNE du Pont - d'Arc.
Le Président de la République va-t-il tomber dans le panneau ?

Le long des routes Ardéchoises on peut désormais voir des panneaux ainsi libellés :

La CAVERNE du Pont - d'Arc - Ardèche
patrimoine mondial

Mensonge, publicité mensongère et arnaque.



Rien que le fait d’avoir supprimé le nom d’origine de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet sur lequel a été bâti tout le dossier d’inscription de la Grotte Chauvet à l’UNESCO, constitue une arnaque.

Mais associer « CAVERNE du Pont - d'Arc» à « patrimoine mondial » sans faire figurer le nom Grotte Chauvet est une tromperie destinée à abuser le public, le « consommateur » sur la « marchandise ».

C'est bien la Grotte Chauvet qui est classée à L'UNESCO et ce sont les peintures de la Grotte Chauvet qui datent de 36000 ans...
Les peintures de la "caverne" sont encore fraîches, ses murs sont de béton.
La Caverne du Pont-d’Arc est un pôle touristique artificiel, et non naturel (permis de construire n°00733011D002 déposé le 24/10/20111 par le Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet-Pont d’Arc) contrairement à ce que laisse sous-entendre son nom.

Alors CAVERNE du Pont - d’Arc, patrimoine mondial ? Non, définitivement non.

Les autorités font le forcing pour éradiquer le nom Grotte Chauvet mais la Caverne du Pont-d'Arc est la reconstitution de la Grotte Chauvet et, encore une fois, sans vouloir faire ombrage au travail réalisé dans cet espace, elle ne sera jamais qu’une restitution de la Grotte Chauvet.

Les panneaux fleurissent, les arnaques persistent !

D’après le Dauphiné libéré du 18 mars 2015, il a fallu un an de discussions entre les autorités Ardéchoises, l’Etat et la direction des Autoroutes du Sud de la France (ASF) pour mettre au point un panneau tout aussi mensonger et trompeur (CAVERNE Pont - d’Arc patrimoine mondial) qui sera placé sur l’autoroute A7. Pourquoi tant de temps pour un panneau ?

Alors bien sûr, nous avons de suite écrit tous azimuts pour alerter et faire en sorte que ce panneau soit rectifié. Nous avons également informé la directrice de l'UNESCO.
Le Dauphiné a eu entièrement raison de préciser que c'est bien la Grotte Chauvet qui a été inscrite à l'UNESCO et non la Caverne du Pont-d'Arc.

Et pendant ce temps, concernant l’obligation de notre association à l’espace de restitution rien ne bouge !

Madame la Ministre de la Culture a bien confirmé le 12 février que nous étions les seuls inventeurs de la Grotte Chauvet mais pour autant Pascal TERRASSE, Président du Syndicat Mixte refuse obstinément sans raison de reprendre avec nous les discussions qu’il a abusivement interrompues au mois de décembre 2014.

Par ailleurs Madame la Ministre de la Culture vient de nous écrire que ces discussions ne regardaient pas l’Etat ! Mais encore faudrait- il que des discussions aient lieu car notre demande légitime faite à l’Etat d’intervenir pour que les négociations reprennent est restée sans effet.

Il est absolument anormal et indécent que les autorités refusent de discuter avec nous, car, rappelons-le encore une fois, l’Etat a pris l’engagement formel envers nous dans la transaction du 15 février 2000 de veiller à ce que nous soyons convenablement associés à la valorisation du site, notamment avec le département de l’Ardèche et en particulier au futur espace de restitution.

L'Etat se moque de nous et des engagements qu’il a pris. C’est très clair pour nous maintenant, l’Espace de Restitution va ouvrir ses portes le mois prochain sans que nous y soyons associés. On pourra alors visiter la Caverne du Pont - d’Arc présentée comme la grotte originale, ainsi que le veulent tant les décideurs Ardéchois en charge du dossier. Ces décideurs qui ont tout mis en œuvre pour éradiquer le nom Grotte Chauvet et nous évincer.

Le président de la République doit venir inaugurer le 10 avril ce qu’il sait très bien être l’Espace de restitution de la Grotte Chauvet.
Il n’est pas sans savoir que c’est la Grotte Chauvet et non la Caverne du Pont-d’Arc qui est classée à l’UNESCO.
Il ne peut non plus ignorer que les inventeurs de ce bien classé ne sont pas associés à la restitution, contrairement aux engagements d’Etat.

Nous allons tout de même l’avertir de ce qui l’attend ici, afin de nous assurer qu’il ne tombe pas involontairement dans le panneau… surtout s’il vient par la route !

Nous avons déjà clamé notre ras le bol à de multiples reprises.
C’est le combat du pot de fer contre le pot de terre, et nous allons avoir besoin d’aide, et de soutien pour affronter ce tour de force qui nous est imposé.


10 Avril ? Il ne reste que 20 jours pour débloquer cette situation avant la venue du chef de l’Etat. Sa venue dans les conditions actuelles cautionnerait des manquements graves aux devoirs et engagements de l’Etat.

Eliette, Jean-Marie et Christian


>> mars 2015

ALERTE !

L’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet
inauguré en grande pompe par François Hollande SANS LES INVENTEURS.


>> 10 janvier 2015

Grotte Chauvet : Ras le bol !

Médaille d'honneur du conseil général de l'Ardèche remise aux inventeurs par Monsieur Henri TORRE, ancien Président.




Fête des 20 ans de la découverte

Un immense merci à vous tous !
Votre présence nous a fait chaud au coeur.
(Et il faut avouer qu'il n'y avait rien de trop en terme de chaleur en fin de journée).
Vous êtes venus fort nombreux, et parfois de très loin partager avec nous un moment d'amitié. MERCI !!!



>> 14 décembre 2014



Grotte Chauvet : Après le classement UNESCO… Vers l’association promise ?
samedi 28 juin 2014


ours des cavernes
Grotte Chauvet - Ours des cavernes à l'ocre rouge

Rappel : Communiqué de presse
de la ministre de la culture et de la communication
jeudi 17 février 2000

www.culture.gouv.fr/culture/actualites/communiq/chauvet1702.htm

La ministre de la culture se félicite de la signature le 15 février 2000 par son représentant et celui du ministre de l'économie et des finances d'un protocole d'accord définitif avec les inventeurs de la grotte Chauvet à Vallon Pont d'Arc.
Ce protocole fait suite à la médiation conduite avec succès par Jean Louis Langlais, inspecteur général de l'administration sollicité par la ministre en 1999, et qui a abouti à un relevé de décisions entre l'Etat et les inventeurs le 20 décembre 1999.

La ministre de la culture,
en accord avec le Président du conseil général de l'Ardèche et les élus locaux, a attaché une très grande importance à la pacification de ce dossier. Il était en effet d'intérêt général et de l'intérêt des publics que l'Etat, le Département de l'Ardèche et les inventeurs trouvent une issue positive aux difficultés rencontrées, permettant la meilleure réussite des projets de valorisation culturelle de cette découverte essentielle pour l'histoire de l'humanité. Les erreurs et les incompréhensions qui avaient conduit à une situation de blocage sont désormais surmontées. La ministre a également le souci, et des démarches sont entreprises dans ce sens, de régler sur une base amiable les litiges subsistant avec les propriétaires des terrains.

Le protocole d'accord règle, par un certain nombre de mesures, la reconnaissance qui est due par la collectivité nationale aux inventeurs pour leur découverte. Il comporte des dispositions importantes au profit des inventeurs, notamment un dispositif d'indemnisation financière conforme à la pratique des tribunaux. En outre, pour l'avenir, en accord avec le département de l'Ardèche, le protocole prévoit que l'Etat veillera à ce que
les inventeurs soient convenablement associés à la valorisation du site et, en particulier, au futur espace de restitution.

rhinocéros laineux
Grotte Chauvet - Rhinocéros laineux dessiné à l'ocre rouge



Renne et chevalGrotte Chauvet - Renne et cheval tracés au charbon de bois sur la paroi



samedi 28 juin 2014

Grotte Chauvet : Après le classement UNESCO… Vers l'association promise ?

Fête de inscription UNESCO
Fête du 27 juin 2014 à Vallon Pont-d'Arc

Le 22 juin 2014, la « Grotte Chauvet-Pont d’Arc » a été inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Ce classement est venu couronner la découverte que nous avons faite le 18 décembre 1994.

Le vendredi 27 juin 2014, à Vallon Pont d’Arc, nous étions invités (en tant qu’inventeurs) avec la population à célébrer cet événement.

La rencontre ce jour-là avec Monsieur le Préfet de l’Ardèche et les élus a été l’un des temps forts de la soirée, elle a permis d’ouvrir la porte vers de nouvelles négociations.

La détermination affichée à nos côtés par les porteurs de T-shirts blanc « Grotte Chauvet », mais aussi par nombre d’anonymes dans la foule, à l’encontre de la marque « grotte ornée du Pont d’Arc » nous ont portés tout au long de cette soirée.

Nous remercions tous ceux et celles qui nous ont soutenus pendant des mois et même des années, car cela a fortement contribué à débloquer la situation et à perpétuer le nom « Grotte Chauvet ».

Cette manifestation de liesse générale a été pour nous l’occasion de revivre les moments d’émotion que nous avions éprouvés lors de nos premières rencontres en 1995, lorsque nous vous avions présenté la découverte.

Tout semble désormais réuni pour que dans un avenir proche, nous soyons convenablement associés à la valorisation du site comme l’Etat s’y était engagé, et en particulier à l’espace de restitution de la « Grotte Chauvet ».

Merci encore à vous tous qui nous avez soutenus, sur place ou par des messages de sympathie et d’engagement.
Merci à la communauté spéléologique qui était venue de loin pour nous épauler vendredi.

Merci à vous tous qui êtes toujours présents à nos côtés.


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mammouthsGrotte Chauvet - Mammouths l'un gravé, l'autre tracé au noir de charbon de bois.



mardi 24 juin 2014

Grotte Chauvet : Le nom « grotte Chauvet » localement éradiqué
Le préfet de l'Ardèche interpellé


Panneau apposé dans le rond point d’entrée à Vallon Pont d’Arc

Eliette BRUNEL
Jean-Marie CHAUVET
Christian HILLAIRE
Inventeurs de la Grotte Chauvet
Le Belvezet Patrou, 07700 – SAINT REMEZE
Tel 0475043818
mail : eliette.brunel@wanadoo.fr

à Monsieur Bernard GONZALEZ
Monsieur le Préfet de l’Ardèche
5, rue Pierre Filliat
07000 – PRIVAS

Saint-Remèze, le 24 juin 2014

Lettre recommandée avec A/R
Objet : grotte Chauvet-Pont d'Arc


Monsieur le Préfet de l’Ardèche,


Dimanche 22 juin 2014, les membres du comité de l’UNESCO réuni au Qatar ont classé la grotte Chauvet au patrimoine de l’humanité et nous en sommes très honorés.

Mais auparavant, le nom du bien à inscrire a été abusivement modifié par les autorités Françaises en février 2014 et le nom utilisé jusqu’alors « Grotte ornée Chauvet Pont-d’Arc » est devenu « grotte ornée du Pont d’arc, dite Grotte Chauvet-Pont d’Arc Ardèche ».
Nous avons alerté les autorités Françaises sur les effets pervers que ne manquerait pas d’engendrer cette demande de changement de nom, notamment sur le plan local car cette demande était destinée à faire intégrer prioritairement « grotte ornée du Pont d’Arc » devant le nom originel de la cavité, dans le dessein d’éluder le nom Chauvet en seconde partie.

Or au lendemain de l’inscription de la grotte Chauvet, cette manipulation, déjà dénoncée à propos notamment de divers sites internet émanant du syndicat Mixte et du Conseil Général de l’Ardèche, est aussi devenue réalité le long des routes Ardéchoises et dans diverses annonces puisque pour fêter le classement, toute la communication, des affiches, des panneaux, suppriment le véritable nom de notre découverte.
Nous avons constaté dès ce lundi la pose de panneaux indicateurs portant l’inscription erronée suivante : DEPUIS JUIN 2014 LA GROTTE ORNEE DU PONT D’ARC ARDECHE EST INSCRITE A L’UNESCO.

Vous pouvez constater que le nom grotte Chauvet ne figure pas dans le texte et que cette carence est de nature à tromper le public et nous porte atteinte.

D’autant que cette appellation est injustifiée puisque le secteur du Pont d’Arc abrite environ une dizaine de grottes ornées : Grotte d’Ebbou – Grotte du Planchard – Bergerie de Charmasson - Grotte de la Vacheresse – grotte du Déroc – Grotte du Louoï – Grotte du Chasserou – Baume Faoussière - Grotte du Bouchon…

Nous les connaissons bien car sur le seul secteur de Vallon, nous sommes à l’origine de la découverte d’art nouveau dans 8 sur 9 d’entre elles, plus la grotte Chauvet.

D’autre part, le comité UNESCO a bien spécifié « grotte ornée du Pont d’arc dite Grotte Chauvet-Pont d’Arc Ardèche » et pas n’importe quelle autre.

L’omission du nom Grotte Chauvet est particulièrement choquante et inadmissible, puisqu’elle contrevient aux accords passés en février 2000 avec l’Etat (étendus aux collectivités) et est faite pour tenter de cacher les manquements à ces accords.

Nous vous demandons en conséquence d’intervenir d’urgence pour faire cesser ce trouble tant sur les sites du syndicat mixte ou du conseil général de l’Ardèche, que sur la voie publique concernant banderoles, affiches, affichettes, panneaux etc… sur lesquels ne figure pas le vrai nom grotte Chauvet.

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations distinguées
.


Eliette BRUNEL, Jean-Marie CHAUVET, Christian HILLAIRE

Télécharger la lettre en pdf

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bison multipattesGrotte Chauvet - Bison multipattes réalisé au charbon de bois



mercredi 11 juin 2014

La FRANCE dégrade le nom « Grotte CHAUVET » à l'UNESCO.
La directrice générale de l'UNESCO alertée.

Eliette BRUNEL
Jean-Marie CHAUVET
Christian HILLAIRE
Inventeurs de la Grotte Chauvet
Le Belvezet Patrou, 07700 – SAINT REMEZE
Tel 0475043818
mail : eliette.brunel@wanadoo.fr

à Madame Irina BOKOVA
Directrice générale de l’UNESCO
Maison de l’UNESCO
1 rue Miollis
75732 – PARIS – Cedex 15

Saint-Remèze, le 11 juin 2014

Lettre recommandée avec A/R
Objet : grotte Chauvet


Madame la Directrice Générale de l’UNESCO,


Par courrier daté du 31 mars 2014, dans le cadre de l’inscription de la grotte Chauvet à l’UNESCO, Monsieur Francesco BANDARIN, Adjoint au Directeur Général de l’UNESCO nous a appris que les autorités françaises avaient demandé en février 2014 la modification du nom du bien à inscrire.

Le nom « Grotte ornée Chauvet-Pont d’Arc » qui ne pose aucun problème et qui est officiellement et mondialement utilisé depuis des années a brusquement été remplacé à notre insu par « Grotte ornée du Pont d’Arc, dite grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche ».
Dans son courrier, Monsieur Francesco BANDARIN précisait également que le nom « grotte Chauvet » était conservé et que le nom tel que modifié serait proposé aux membres du comité UNESCO après avis des organes consultatifs.

Sauf qu’en réalité, derrière le nom imposé à notre insu par les autorités Françaises se cache une volonté coupable abusive et malsaine d’utiliser la renommée de l’UNESCO pour substituer le nom « grotte ornée du Pont d’Arc » à celui de « Grotte ornée Chauvet-Pont d’Arc ».
La modification du nom telle que proposée par la France est foncièrement illicite.
Elle porte atteinte à l’accord transactionnel du 15 février 2000 que nous avons signé avec l’Etat et accorde un avantage injustifié à des entités publiques et privées Françaises.

Il ne s’agit pas d’une affabulation de notre part mais au contraire et malheureusement d’un constat objectif mettant en évidence des carences gravissimes dans le comportement des autorités Françaises à notre égard, que ces dernières cherchent à faire cautionner par l’UNESCO.

Pour vous permettre de mieux comprendre la gravité de ces agissements, nous vous proposons un bref résumé de la situation sur ce sujet depuis la découverte :

La découverte de la grotte Chauvet le 18 décembre 1994 et sa déclaration aux autorités sous le nom de « Grotte Chauvet » ont été effectuées conformément à la loi Française. A travers cette découverte nous avons vécu des instants rares et forts qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires et nos cœurs car il s’agit de la révélation d’un bien préservé exceptionnel, témoignage extraordinaire et unique pour la connaissance de l’Art et de l’Humanité qui fait qu’aujourd’hui la grotte Chauvet est proposée pour être inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité.

Par retombées, la mise à jour de ces vestiges a également procuré au monde scientifique un exceptionnel terrain d’étude et, au département de l’Ardèche ainsi qu’à toute une région, de réelles et inespérées opportunités de développement social, économique, culturel et touristique avec la notoriété internationale qui en découle.

Mais l’après découverte c’est aussi le faux en écriture qu’il nous a fallu combattre, commis par les services du Ministère de la Culture en 1995 dans le but de détourner la découverte à son profit, sanctionné en 1999 par le Tribunal correctionnel de Lyon et qui a abouti à la signature d’un accord transactionnel entre l’Etat et nous le 15 février 2000.
Dans cet accord nos droits sur la découverte de la « Grotte Chauvet » sont rétablis, nous sommes indemnisés pour les préjudices passés et, pour l’avenir, l’Etat s’engage à ce que nous soyons convenablement associés à la valorisation du site et particulièrement au futur espace de restitution de la grotte Chauvet mis en ouvrage par le département de l’Ardèche.

Nous attendions de bénéficier de l’association promise, mais en 2007 le département de l’Ardèche et la Région Rhône Alpes créent le Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet (ERGC) chargé de mener à bien la restitution de notre découverte ainsi que le dossier de l’inscription de la grotte Chauvet à l’UNESCO. Et la constitution de cet organisme va nous porter sévèrement atteinte.
En février 2009, le Syndicat Mixte s’accapare frauduleusement nos marques « grotte Chauvet » et « grotte Chauvet-Pont d’Arc » puis refuse de nous les rendre ; au lieu de l’association prévue nous étions évincés.

Encore une fois, des agissements frauduleux commis par des autorités Françaises nous contraignent à agir en justice. En 2013 nous obtenons gain de cause par jugement du 5 juillet 2013, définitif, dans lequel le Tribunal de Grande Instance de Paris condamne le Syndicat Mixte pour fraude à nos droits.

Mais, en réaction, le Syndicat Mixte s’enfonce encore plus dans l’abomination et, parce que la justice Française nous donne raison, au lieu de nous associer comme éthiquement attendu après sa condamnation et comme contractuellement prévu, le Syndicat Mixte décide abusivement de nous éliminer purement et simplement de la restitution commerciale de notre découverte tant moralement que financièrement.
Tout est allé très vite : une campagne médiatique de dénigrement dans laquelle le Syndicat nous traite au passage de « racketteurs du contribuable Ardéchois » ; un simulacre de négociation pour laisser croire que tout a été tenté pour éviter le pire ; une décision prise en décembre 2013 par le syndicat de supprimer le nom « grotte Chauvet » de l’appellation de la restitution ; en janvier 2014 l’annonce par le Syndicat qu’il a mis un terme à la négociation et la décision abusive de remplacer « Espace de Restitution de la Grotte Chauvet-Pont d’Arc » par « caverne du Pont d’Arc ».

Mais l’accaparement n’était pas total et en février 2014, à notre insu, les autorités Françaises ont donné au Syndicat Mixte (qui en plus de la restitution de la grotte Chauvet, instruit le dossier de l’inscription de la grotte Chauvet à l’UNESCO..) ce qui lui manquait encore : un nom de substitution au nom originel de la grotte Chauvet !
La France a en effet abusivement demandé à l’UNESCO la substitution du nom du bien UNESCO « Grotte ornée Chauvet-Pont d’Arc » qui ne posait aucun problème et officiellement utilisé depuis des années, par un nom foncièrement illicite « Grotte ornée du Pont d’Arc, dite grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche ».



Le nom tel que proposé tardivement par les autorités Françaises en février 2014 est source de conflit, de désordre et d’abus.
Nous avons interpellé les autorités Françaises sur ce sujet qui tentent désespérément de trouver une justification à cette opération douteuse :

- Le 21 mai 2014 Monsieur Vincent BERJOT Directeur Général des Patrimoines nous écrit que le changement de nom a été demandé parce qu’il contient un nom patronymique
- Le 15 mai 2014 Monsieur Philippe LALLIOT, Ambassadeur permanant de la France auprès de l’UNESCO nous écrit qu’il s’agit d’une demande de l’ICOMOS pour faire préciser la situation géographique du nom du bien

En réalité aucun texte n’existe qui empêcherait un nom patronymique à constituer le nom d’un bien à inscrire sur la liste du Patrimoine Mondial et une telle mesure serait discriminatoire. D’ailleurs, Mr Francesco BANDARIN a pris le soin de nous préciser que « le nom grotte Chauvet était conservé », même s’il ne figure pas abusivement à la bonne place.
Quant à la recommandation de I’ICOMOS, son rôle s’est limité à une simple demande de précision sur la situation géographique du bien à inscrire et surtout pas de changer la structure du nom tel que cela a été fait. Dans son rapport, l’ICOMOS s’est contenté de dire que sa demande avait été prise en compte par la France sans s’immiscer dans le subterfuge opéré par les autorités Françaises.
On peut toutefois rappeler que lors de la demande de classement d’urgence de la grotte Chauvet par la France, le premier rapport d’ICOMOS n’avait fait aucune remarque ou recommandation concernant le nom du bien « Grotte Chauvet-Pont d’Arc » qui convenait parfaitement.

Nous insistons sur le fait que la demande de la France est disproportionnée par rapport au but à atteindre de la recommandation ICOMOS.
Les autorités Françaises ont abusivement profité de cette demande et n’avaient aucune nécessité ni légitimité de modifier à notre insu la structure du nom du bien comme cela a été fait.

Par contre, d’autres intérêts, y compris privés, ont guidé dans la demande de modification.

En premier lieu, le Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet qui refuse de respecter les engagements pris envers nous dans le cadre de la transaction du 15 février 2000 et espère échapper à toute forme d’association parce qu’il n’utilise plus le nom grotte Chauvet.
Principal bénéficiaire de cette modification, le Syndicat n’utilise déjà plus que la première partie du nom grotte ornée du pont d’arc (du nom litigieux « grotte ornée du pont d’Arc, dite Grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche ») pour désigner la grotte Chauvet qu’il a désormais banni de son vocabulaire après l’avoir supprimé du nom de la restitution commerciale de notre découverte en janvier 2014 (le nom Espace de Restitution de la Grotte Chauvet-Pont d’Arc est devenu « La caverne du Pont d’Arc » en janvier 2014).

Ensuite, l’exploitant de la restitution commerciale de la grotte Chauvet, Kleber ROSSILLON qui joue un rôle actif dans notre éviction puisqu’il a déposé la marque « grotte du Pont d’Arc » 5 jours après la condamnation du Syndicat Mixte par le TGI de Paris en juillet 2013 pour fraude à nos droits. Le délégataire choisi par le syndicat Mixte ne peut rêver mieux que le nouveau nom « grotte ornée du Pont d’Arc » pour faire de l’inscription à l’UNESCO un panneau publicitaire mondial de sa marque privée sans avoir à nous associer.

Enfin, le Ministère de la Culture qui sous le prétexte « de ne négliger aucune chance de voir aboutir la candidature UNESCO » (comme a pu nous le rappeler Mr Vincent Berjot, directeur des Patrimoines, dans son courrier) choisit délibérément de ne pas respecter ses engagements transactionnels du 15 février 2000 pour satisfaire des tiers.

Ces comportements sont indignes, non seulement vis-à-vis de nous mais aussi de la prestigieuse organisation UNESCO qui est du coup trompée en dernière minute par les manigances des autorités Françaises à travers leur demande de changement de nom.
Envers nous, c’est opérer de manière illicite et avec mépris. Le changement de nom « trafiqué » à notre insu en est une preuve supplémentaire.

Comment les autorités Françaises ont elles pu demander un changement de nom pour des raisons aussi trompeuses, dans la plus parfaite méconnaissance de nos accords du 15 février 2000, qui plus est, pour des motifs aussi peu convaincants.

Si le Ministère de la Culture notamment, n’avait rien à cacher, il nous aurait avertis conformément à nos accords de cette « recommandation » de l’ICOMOS de préciser la localisation géographique du bien.

Nous aurions répondu sans hésitation et avec respect que le nom « grotte Chauvet » se trouve figé par nos accords de 2000 ; et que si ce nom devait être modifié, il était normal qu’il prenne le nom déjà utilisé par les autorités françaises dans la déclaration de la découverte à l’académie des sciences en 1995 notamment à propos des datations : Les peintures paléolithiques de la Grotte Chauvet-Pont d’Arc, à Vallon-Pont-d’Arc, Ardèche, France.

Nous avons demandé à la direction générale des patrimoines de procéder de toute urgence au rétablissement de ce nom notamment auprès de l’UNESCO.

En l’absence de réponse nous tenons à vous informer de cette situation anormale et nous vous demandons d’intervenir si nécessaire (c’est-à-dire si la France ne le fait pas d’elle-même) auprès du comité UNESCO, qui se réunira à Doha du 15 au 25 juin 2014, et lui demander à ce que le nom Grotte Chauvet-Pont d’Arc, à Vallon-Pont-d’Arc, Ardèche, France (nom historique et légitime qui ne pose aucun problème contrairement au nom de substitution) retrouve la place qu’il mérite en tant que nom du bien d’inscription de la grotte Chauvet à l’UNESCO.

Nous espérions que la France prendrait l’initiative d’une telle demande, légitime et raisonnable, mais nous n’avons reçu aucune information en ce sens aujourd’hui.

Nous souhaitons fortement que la grotte Chauvet soit inscrite à l’UNESCO mais nous sommes déterminés à ce qu’elle le soit dans le respect de la loi, de notre honneur et de nos droits, ce qui n’est pas le cas actuellement de par la modification du nom du bien UNESCO à notre insu.

Dans cette attente nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice Générale, l’expression de notre haute considération.



Eliette BRUNEL, Jean-Marie CHAUVET, Christian HILLAIRE

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bison multipattesGrotte Chauvet - Frise des rhinocéros



lundi 2 juin 2014

Courrier à la Direction Générale des Patrimoines
ou
Grotte Chauvet « l'arnaque au changement de nom.

Eliette BRUNEL
Jean-Marie CHAUVET
Christian HILLAIRE
Inventeurs de la Grotte Chauvet
Le Belvezet Patrou, 07700 – SAINT REMEZE
Tel 0475043818
mailto eliette.brunel@wanadoo.fr

à Monsieur Vincent BERJOT
Directeur Général des Patrimoines
3 rue de Valois
75033 – PARIS – Cedex 01

Saint Remèze le 2 juin 2014

Lettre recommandée avec A/R
Objet : grotte Chauvet



Madame le Directeur,

Nous vous remercions pour votre réponse datée du 21 mars 2014 qui appelle cependant plusieurs remarques de notre part.

Principalement, vous confirmez que ni l’ICOMOS ni l’UNESCO n’ont imposé ou interdit quoi que ce soit concernant le nom Grotte Chauvet.

Vous tentez de justifier que le motif du remplacement du nom du bien par les autorités françaises, serait dû à ce que vous appelez « l’étrangeté de l’association d’un nom patronymique à un nom de lieu », d’autant incompréhensible qu’il existe des milliers d’appellations de ce genre en France et à travers le monde.

Mais, dans le cadre de la seule inscription de la Grotte Chauvet à l’UNESCO, que ce soit pour cette raison ou toute autre, les autorités françaises n’avaient aucune nécessité ni légitimité de modifier à notre insu la structure du nom du bien comme cela a été fait.

Par contre, d’autres intérêts, y compris privés, ont guidé dans la demande de modification.

En premier lieu, le Syndicat Mixte de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet qui refuse de respecter les engagements pris envers nous dans le cadre de la transaction du 15 février 2000 et espère échapper à toute forme d’association en n’utilisant plus le nom Grotte Chauvet. C’est pourquoi il n’utilise plus que la première partie du nom grotte ornée du Pont d’Arc pour désigner la Grotte Chauvet qu’il a désormais banni de son vocabulaire après l’avoir supprimé du nom de la restitution commerciale en janvier 2014.

Ensuite, l’exploitant de la restitution commerciale de la Grotte Chauvet, Kleber ROSSILLON, qui a déposé la marque « grotte du Pont d’Arc » 5 jours après la condamnation du Syndicat Mixte par le TGI de Paris en juillet 2013 pour fraude à nos droits et qui ne peut rêver mieux que le nouveau nom « grotte ornée du Pont d’Arc » pour faire de l’inscription à l’UNESCO un panneau publicitaire mondial de sa marque privée.

Enfin, le Ministère de la Culture, qui sous le prétexte de ne négliger aucune chance de voir aboutir la candidature UNESCO (comme vous le rappelez dans votre courrier), choisit délibérément de ne pas respecter ses engagements transactionnels du 15 février 2000 pour satisfaire des tiers.

Ces comportements sont indignes, non seulement vis-à-vis de nous, mais aussi de la prestigieuse organisation UNESCO qui est du coup trompée en dernière minute par les manigances des autorités françaises, à travers leur demande de changement de nom.

Envers nous, c’est opérer de manière illicite et avec mépris. Le changement de nom « trafiqué » à notre insu en est une preuve supplémentaire.
Vous n’êtes sans doute pas suffisamment informé de la réalité de la situation pour nous dire que le changement de nom demandé au nom de la France n’a aucune incidence sur l’utilisation de nos marques.

Comment la France peut-elle demander un tel changement de nom pour des raisons aussi mercantiles et dans la plus parfaite méconnaissance de nos accords du 15 février 2000.

Si le Ministère de la Culture notamment, n’avait rien à cacher, il nous aurait avertis conformément à nos accords de cette « recommandation » de l’ICOMOS de préciser la localisation géographique du bien.
Nous aurions répondu sans hésitation et avec respect que le nom « Grotte Chauvet » se trouve figé par nos accords de 2000 ; et que si ce nom devait être modifié il était normal qu’il prenne le nom déjà utilisé par les autorités françaises dans la déclaration de la découverte à l’académie des sciences en 1995 notamment à propos des datations :

Les peintures paléolithiques de la Les peintures paléolithiques de la Grotte Chauvet-Pont d’Arc, à Vallon Pont d’Arc, Ardèche, France.

C’est pourquoi nous vous demandons de contribuer de toute urgence au rétablissement de ce nom notamment auprès de l’UNESCO.


Nous vous remercions de bien vouloir nous tenir étroitement informés.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations distinguées.


Eliette BRUNEL, Jean-Marie CHAUVET, Christian HILLAIRE

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gravures chevaux mammouth Grotte Chauvet - gravures de mammouths et chevaux



vendredi 23 mai 2014

Lettre à Madame Aurélie Filippetti

Ministre de la Culture

ou
Grotte Chauvet : La Résistance. L'Etat Français renie ses engagements. La Ministre de la Culture interpellée.

Eliette BRUNEL
Jean-Marie CHAUVET
Christian HILLAIRE
Inventeurs de la Grotte Chauvet
Le Belvezet, 07700 – SAINT REMEZE
Tel 0475043818
mailto eliette.brunel@wanadoo.fr

à Madame Aurélie FILIPPETTI
Ministre de la Culture
3 rue de Valois
75033 – PARIS – Cedex 01

Saint Remèze le 23 mai 2014

Lettre recommandée avec A/R
Objet : grotte Chauvet


Madame la Ministre,

Comme vous le savez, l’engagement pris par l’Etat Français dans la transaction du 15 février 2000 de veiller à ce que nous soyons convenablement associés notamment à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet est une clause déterminante qui conditionne l’exploitation de notre découverte.

En effet depuis 2000, cette obligation porte en elle la garantie pour l’avenir que l’Etat interviendra pour faire en sorte que nous soyons convenablement associés si quelqu’un entreprend de tirer profit de notre découverte et particulièrement le Département de l’Ardèche qui est expressément identifié comme principal bénéficiaire des retombées de notre découverte à travers l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet.
L’engagement pris est d’autant fort, crédible et rassurant que rien ne peut être entrepris concernant la grotte Chauvet, sans l’accord de l’Etat qui détient le moyen absolu pour faire respecter son engagement : les clés de la grotte Chauvet !

En réalité cet engagement se révèle être un leurre, ressenti comme proche d’une escroquerie. Non seulement l’Etat n’a pas veillé à ce que nous soyons convenablement associés, mais il n’est pas même intervenu pour éviter que nous soyons évincés, notamment par le Département de l’Ardèche et le Syndicat Mixte en charge de la Restitution de la Grotte Chauvet, qui avaient l’obligation de nous associer.

Pour nous évincer, le Syndicat Mixte nous a frauduleusement subtilisé nos marques « grotte Chauvet » et « grotte Chauvet Pont d’Arc » en 2009 et il a refusé de nous les rendre.

Pour nous évincer, le Syndicat Mixte a entrepris de supprimer le nom « grotte Chauvet » de l’appellation de l’Espace de Restitution de la grotte Chauvet, après nous avoir traité de racketteurs par voie de presse, sans fondement.
Cette suppression est agressive ! Elle a été décidée de manière vindicative par le Syndicat Mixte après qu’il ait été condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris dans un jugement définitif du 5 juillet 2013, pour nous avoir frauduleusement subtilisé nos marques en 2009.

Pour nous évincer, le Syndicat Mixte et l’Etat Français ont à notre insu substitué au nom du bien « grotte ornée Chauvet-Pont d’Arc » utilisé depuis toujours dans le dossier UNESCO, le nom « grotte ornée du Pont d’Arc, dite grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche ». Il s’agit d’une demande de la France faite à l’UNESCO en février 2014, sous le prétexte d’une recommandation de l’ICOMOS de préciser le lieu géographique du bien à inscrire.

Nous réagissons à cette substitution du nom auprès de l’UNESCO parce que la demande de la France est en définitive malintentionnée.

La demande de la France est disproportionnée par rapport au but à atteindre, à savoir, la recommandation ICOMOS qui était de préciser la situation géographique du bien ; le nom « Ardèche » a été rajouté pour cela et c’est très bien ! Mais cela suffisait, d’autant que le nom Pont d’Arc n’est pas un lieu-dit mais une arche naturelle qui enjambe l’Ardèche figurant déjà dans le nom d’origine « grotte Chauvet-Pont d’Arc ».
Par contre rien n’obligeait la France à remplacer le nom « grotte ornée Chauvet-Pont d’Arc » par « grotte ornée du Pont d’Arc, dite grotte Chauvet-Pont d’Arc » mais nous en connaissons désormais une raison peu louable :

En l’occurrence, le nom « grotte du Pont d’Arc » est une marque déposée à l’INPI par une société privée du délégataire de service public retenu par le Syndicat Mixte pour exploiter la restitution de la grotte Chauvet, la société privée Kleber ROSILLON. Cette marque a été déposée avec l’assentiment du Syndicat Mixte, 5 jours après la condamnation du Syndicat Mixte pour fraude à nos droits par le TGI de Paris en juillet 2013.
Autrement dit la France a procédé au changement de nom du bien UNESCO pour permettre à une société privée de faire la promotion de sa marque sur le plan mondial à travers la renommée de la prestigieuse UNESCO, et la présence du nom grotte Chauvet dans « dite grotte Chauvet-Pont d’Arc » mis en position secondaire, éphémère, n’enlève rien à la supercherie qui nous porte atteinte.

Depuis la demande de changement de nom par la France, le Syndicat Mixte n’emploie déjà plus que le nom de substitution « grotte ornée du Pont d’Arc », pour désigner la grotte Chauvet. Le syndicat Mixte exerce une telle pression pour imposer sa marque et donc faire disparaitre le nom grotte Chauvet que la presse locale en arrive à désinformer le public.
Nous sommes obligés d’intervenir auprès des médias locaux pour apporter des démentis et dans celui paru dans le Dauphiné Libéré du 20 mai 2014 on peut lire en gros titre « nom de la cavité : c’est l’UNESCO qui tranchera » comme s’il était normal que la France attende sans réagir que l’UNESCO tranche ou cautionne une manœuvre illicite qui ne peut officiellement émaner que de l’Etat Français.
Dans le même article M Pascal TERRASSE, président du Syndicat Mixte déclare hypocritement « je vais plaider pour que le nom Chauvet apparaisse bien » confirmant si besoin était que dans la demande de la France, le nom Chauvet n’apparait plus à la place qu’il mérite.

Madame la Ministre, si on résume la situation, le Syndicat Mixte est en train de réussir son « coup » d’exploiter et de faire exploiter notre découverte en nous ayant totalement évincés, en effaçant en plus les traces rappelant notre rôle essentiel.
Les termes rejet, exclusion, discrimination seraient également appropriés tant le Département de l’Ardèche et la Région Rhône Alpes (qui composent le Syndicat Mixte) mettent de l’ardeur à nous éliminer.

Pouvez-vous continuer à admettre que, au lieu d’être associés convenablement à la valorisation du site conformément aux engagements pris par l’Etat Français et le Département de l’Ardèche au titre de la transaction du 15 février 2000, nous soyons évincés.

Le Syndicat Mixte bafoue nos accords du 15 février 2000 et au lieu de sanctionner, le Ministère de la Culture cautionne cette infraction juridique et morale. Nous vous rappelons que cette transaction a rétabli nos droits sur la découverte qui avaient une première fois été détournés par les services du Ministère de la Culture au moyen d’un document antidaté élaboré en 1995, reconnu faux en écriture en 2000 par le Tribunal correctionnel de Lyon. Sans doute assistons-nous à une deuxième tentative !

Nous déplorons que malgré nos relances et votre parole d’apaisement lorsque vous êtes venue poser votre main sur les fondations de l’Espace de Restitution de la grotte Chauvet qui abusivement ne porte plus aujourd’hui le nom de grotte Chauvet, vous ne soyez pas encore intervenue.

C’est pourquoi nous vous demandons :

- 1) De faire rétablir d’urgence auprès de l’UNESCO le nom d’origine du bien « grotte ornée Chauvet-Pont d’Arc » en lui adjoignant la précision géographique « Ardèche » qui est une recommandation de l’ICOMOS.
- 2) D’intervenir d’urgence auprès du Syndicat Mixte et du Département de l’Ardèche pour faire cesser les mesures d’éviction à notre encontre.
- 3) D’intervenir d’urgence auprès du Syndicat Mixte et du Département de l’Ardèche pour faire en sorte que nous soyons convenablement associés à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet » moralement et financièrement.
- 4) D’intervenir d’urgence pour que le Ministère de la Culture veille à ce que nous soyons convenablement associés à la valorisation de notre découverte comme juridiquement prévu dans la transaction du 15 février 2000.

L’urgence est notamment dictée par la tenue de la réunion du comité UNESCO qui se tiendra à Doha du 15 juin au 25 juin 2014 pendant laquelle le comité doit décider de l’inscription de la Grotte Chauvet au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Nous avons été les premiers à protéger la grotte Chauvet dès sa découverte, nous ne doutons pas qu’elle sera inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO et nous en serons fiers mais nous souhaitons qu’elle le soit dans le respect de notre honneur et de nos droits, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Dans l’attente de votre intervention, nous vous prions d’agréer Madame la Ministre l’expression de notre haute considération.


Eliette BRUNEL, Jean-Marie CHAUVET, Christian HILLAIRE

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concrétions : disque et stalagmites

Grotte Chauvet - Une grotte magnifiquement concrétionnée




vendredi 9 mai 2014

Lettre à Monsieur Pascal Terrasse

Président du syndicat Mixte de l’espace de restitution de la Grotte Chauvet

ou
MANIGANCE D'ETAT : le rôle actif du Syndicat Mixte. Des mensonges pour faire disparaître le nom Grotte Chauvet.

 

Eliette BRUNEL
Jean-Marie CHAUVET
Christian HILLAIRE
Inventeurs de la Grotte Chauvet
Le Belvezet, 07700 – SAINT REMEZE
Tel 0475043818
mailto eliette.brunel@wanadoo.fr

à Monsieur Pascal TERRASSE
Monsieur le Président du syndicat Mixte
de l’espace de restitution de la Grotte Chauvet
6 cours du Palais
07007 – PRIVAS – Cedex

Saint Remèze le 9 mai 2014

Lettre recommandée avec A/R
Objet : grotte Chauvet



Monsieur le Président du SMERGC

Dans l’édition du 2 mai 2014, le Dauphiné a consacré plusieurs paragraphes à l’inscription de la grotte Chauvet à l’UNESCO, parmi lesquels nous avons relevé plusieurs erreurs et manquements de nature à tromper le public et à nous porter préjudice.

Le Dauphiné a notamment écrit à propos du classement UNESCO :

- « la seule réserve porte sur le nom. L’UNESCO n’étant pas favorable à ce qu’un patronyme soit lié à un site emblématique ».
- L’UNESCO ne souhaite pas aborder le classement de sites affublés de noms patronymiques. Il a donc fallu un autre nom : un « nom officiel » qui sera le seul à apparaître sur la liste du patrimoine mondial, si la cavité ardéchoise venait à être classée. Ce sera donc « la grotte ornée du Pont d’Arc »
.

Nous avons contacté l’ICOMOS, l’UNESCO et la Délégation Permanente Française auprès de l’UNESCO. En réalité aucun texte, aucun règlement ne s’oppose à ce qu’un nom patronymique soit lié à un site emblématique.

A plusieurs reprises vous aviez répandu cette fausse information selon laquelle l’UNESCO s’opposerait à ce qu’un nom patronymique soit lié à un site emblématique.
Vous avez donc menti pour satisfaire votre politique d’éviction des inventeurs de la Grotte Chauvet, notamment depuis la condamnation du Syndicat Mixte pour fraude à nos droits en juillet 2013.
Vous avez laissé croire que le nom « Chauvet » empêcherait l’inscription du bien à l’UNESCO tel que ce nom était utilisé jusqu’ici, trompant le public à croire qu’il était salutaire que le nom Chauvet disparaisse.

En début d’année 2013, vous avez déjà abusivement fait disparaitre le nom « Grotte Chauvet » de l’appellation de l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet.

Il y a là un acharnement particulièrement grave, discriminatoire et offensant envers l’homme, Monsieur Chauvet et envers ceux qui le 18 décembre 1994 ont découvert une grotte qu’ils ont nommée d’un commun accord « Grotte Chauvet » qui est un joyau de l’art pariétal et de l’Archéologie, qui fait aujourd’hui l’objet d’un classement à l’UNESCO, offrant à toute une région de réelles perspectives de développement social, économique et Culturel.

Cette énième manifestation d’hostilité à notre égard est incompréhensible et son caractère systématique nous oblige à réagir.

En tant que Président du Conseil Général de l’Ardèche, vous étiez contractuellement tenu de mettre en œuvre l’obligation d’association qui nous est due. Ceci était aisé car préparé par votre prédécesseur.

Devenu Président du Syndicat Mixte de l’espace de restitution de la Grotte Chauvet, dont le Conseil Général est l’un des deux fondateurs, vous auriez dû mettre en œuvre cette association.

Au lieu de cela, vous laissez passer les années, tout en vous faisant de la publicité sur notre dos et en multipliant les mesures destinées à nous évincer.

Sous votre autorité, le Syndicat Mixte s’est approprié nos marques « Grotte Chauvet » et « Grotte Chauvet Pont d’Arc », à notre insu en 2009.

Vous aviez promis de nous les restituer, mais c’était pour gagner du temps et tenter de bénéficier des prescriptions extinctives de nos droits.

Pour éviter cela, nous avons dû saisir le Tribunal d’instance de Paris, qui a condamné le Syndicat Mixte pour comportement frauduleux, le 5 juillet 2013, par un jugement définitif.

Les deux réactions à ce jugement ont consisté, d’une part, à nous traiter de « racketteurs » de l’argent public par voie de presse avant même le moindre contact, que vous avez annoncé, tout en le reportant à deux mois et demi plus tard.

D’autre part, la petite société Chauvet Révélée constituée par le délégataire de l’espace de restitution, Kléber Rossillon, que vous avez désigné, s’est empressée de déposer 5 jours après, la marque « Grotte du Pont d’Arc ». Informé, le Syndicat Mixte ne s’y est pas opposé, montrant par là sa connivence.

Toujours sous votre autorité, le syndicat mixte a refusé de mettre en œuvre des mesures d’association prévues. De plus chaque fois que vous avez annoncé des mesures en public, que ce soit au théâtre du Rond-Point des Champs Elysée ou sur France 3, vous les avez aussitôt abandonnées sans tenir compte de nos réponses, montrant par là qu’elles étaient uniquement destinées à servir votre image.

En janvier 2014, vous avez annoncé avoir décidé un mois plutôt, de manière antidatée, avoir mis fin à des pseudo discussions.

Malgré nos demandes, vous avez systématiquement refusé tout contact depuis un an et demi, en particulier à l’occasion de la pseudo négociation qui tendait pour vous uniquement à récupérer nos marques dans leur intégralité, sans même payer le prix des dépôts et toujours sans nous associer. Et donc à habiller votre choix, déjà fait de nous évincer.

Sur notre opposition, l’INPI a reconnu que le dépôt de marque « Grotte du Pont d’Arc » portait atteinte à nos droits, pour la plupart des produits et des services désignés. Mais à cette occasion, nous avons constaté que, de manière inhabituelle, l’INPI s’était abstenu de statuer sur les principaux produits et services qui sont mentionnés dans la délégation que vous avez consentie à Kléber Rossillon/Chauvet Révélée. L’INPI a supprimé ceux-ci au titre d’une « erreur matérielle » de votre contractant.

Cet établissement public dépendant du Ministère de l’Economie a considéré que « Grotte du Pont d’Arc » était une expression non distinctive, désignant usuellement une grotte découverte en 1995, soit un an après notre découverte (sans dire par qui) et qu’elle devrait donc continuer à rester utilisable sans exclusivité pour désigner des livres et des services qui sont en fait ceux récemment dévolus à l’exploitation de l’espace de restitution, que ce soient les expositions et même la restauration alimentaire.

Les termes « Grotte ornée du Pont d’Arc » sont comme par hasard, les termes de cette nouvelle marque qui ont été annoncés comme changement de nom à l’UNESCO par les autorités françaises, le 14 février 2014, alors que la dénomination « Grotte ornée Chauvet Pont d’Arc » ne posait jusque là pas de problème.
La demande de changement n’émane pas de l’UNESCO, ni de l’ICOMOS, mais des autorités françaises en février 2014, dans le contexte précédemment rappelé.

L’ICOMOS a préconisé de faire apparaitre dans le nom, la situation géographique du bien à inscrire, mais en aucune façon de modifier le nom par rapport à un quelconque critère lié à un patronyme, en l’occurrence le nom Chauvet. Cette préconisation a été dévoyée en outrepassant le cadre de ce qui lui était demandé par l’ICOMOS et a modifié fondamentalement et abusivement le nom du bien UNESCO en créant une hiérarchie qui n’a pas lieu d’être.

D’un côté, en tête, un nom principal nouveau « grotte ornée du Pont d’Arc », en réalité la marque déposée à l’INPI par le sub-délégataire en réaction à la condamnation du syndicat, « Grotte du Pont d’Arc », de l’autre, un nom usité jusqu’ici, destiné à devenir accessoire, d’emploi occasionnel transitoire, « dite grotte Chauvet Pont-d’Arc» auquel a été rajouté « Ardèche » sur demande de l’ICOMOS.

Le syndicat Mixte a une double étiquette : celle de gérer la mise en place de l’Espace de restitution de la Grotte Chauvet dont il a éradiqué le nom Grotte Chauvet et celle d’élaborer le dossier d’inscription de la Grotte Chauvet au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, dont il a fait modifier le nom d’inscription pour reléguer le nom Grotte Chauvet à une place secondaire, éphémère. En quelque sorte une prise d’intérêt particulière qui utiliserait la prestigieuse organisation de l’UNESCO pour parvenir à ses fins.

Cette substitution pourrait paraître anodine si le Syndicat Mixte n’avait pas pour objectif de faire disparaitre à terme le nom Chauvet. C’est ce qu’il a déjà fait dans certaines opérations dépendant de lui et c’est ce que vient de faire le Dauphiné du 2 mai de manière outrancière, que nous allons une fois de plus devoir démentir, ne retenant que « Grotte ornée du Pont d’Arc », la marque du délégataire Kleber ROSSILLON.

Ainsi le Syndicat Mixte croit pouvoir décider à son bon vouloir de notre destin et reléguer nos droits aux oubliettes ou porter librement atteinte à notre honneur !

En réalité, le Syndicat Mixte ne se trouve pas dans un cas classique où il aurait à créer une entreprise en partant de rien. Avant lui, notre rôle a été indispensable. Sans nous il n’aurait pas vu le jour et il n’y aurait pas d’inscription d’un tel joyau de l’humanité à l’UNESCO.

Le protocole d’accord du 15 février 2000 emporte reconnaissance formelle de nos droits, désigne officiellement notre découverte sous le nom de « Grotte Chauvet » ; nous a indemnisé des tentatives d’éviction pour le passé, et pour l’avenir contient les engagements de nous associer convenablement
à la valorisation du site, notamment avec le Département de l’Ardèche et en particulier au futur Espace de restitution de la Grotte Chauvet.

D’autres garanties nous ont également été apportées comme celle de pouvoir exploiter paisiblement nos documents ou d’être avertis des instances s’intéressant à la grotte Chauvet et d’y être associés.
C’est pour cela que Monsieur Michel TESTON, ancien Président du Conseil Général de l’Ardèche et Monsieur François BRAIZE, signataire de notre accord transactionnel du 15 février pour le compte du Ministre de la Culture, ont tous deux, de manière indépendante, considéré qu’une association proportionnelle aux entrées visiteurs des inventeurs à hauteur de 3%, constituerait la base d’une association convenable à l’Espace de Restitution de la Grotte Chauvet.

En réalité nous ne sommes associés à rien. Au lieu de nous associer, vous nous avez évincés de manière honteuse tant sur le plan économique que moral, parallèlement à l’Etat qui n’a pas respecté ses engagements.

Dans le cadre du simulacre de négociation entreprise avec nous en 2013 suite à la condamnation du Syndicat Mixte, vous avez refusé catégoriquement le principe d’une association proportionnelle aux entrées qui présentait l’avantage, de ne pas faire appel à de l’argent public et de bénéficier d’un étalement dans le temps. Vous n’avez envisagé que le principe d’une indemnité forfaitaire minorée pour solde de tout compte ce qui vous a pernicieusement servi à nous traiter dans les médias de « Racketteurs du contribuable Ardéchois » si nous demandions plus que ce qui nous était proposé.

Nous ne pensions pas avoir un jour à vous écrire que avez joué un rôle majeur dans notre éviction, que vous nous avez manqué de respect, que vous vous acharnez à nous écarter d’un projet qui sans nous n’aurait pas pu voir le jour, que vous nous portez abusivement atteinte moralement et financièrement aux fins de favoriser un délégataire qui n’a pas respecté le cahier des charges, sans que vous y trouviez à redire. Et que pour cacher vos manquements, vous avez résolu de faire disparaître le nom Chauvet qui rappelle notre existence.

Au lieu de continuer à vous acharner à transformer votre obligation de nous associer en des mesures d’éviction et de censure, ne croyez-vous préférable d’utiliser les prochains jours à revenir à un comportement digne et respectueux des engagements pris.

Nous sommes prêts à y contribuer, en utilisant à défaut toutes nos forces pour faire respecter nos droits.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments distingués.

Eliette BRUNEL, Jean-Marie CHAUVET, Christian HILLAIRE


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crânes et squelette d'oursGrotte Chauvet - Crânes et squelette d'ours des Cavernes

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